mardi 1 février 2011

Tunisie: La révolution se tranforme en suites de revendications

Le mouvement contestataire tunisien a sommé toutes les dictatures du bassin méditerranéen, en démarrant de la ville de Redeyef il y a deux ans puis à Sidi Bouzid et Kasserine il y a un mois pour finir par un rassemblement pacifique de quelques milliers de citoyens sur la capitale à Tunis le 14 Janvier 2011. Aujourd'hui on parle d'une épidémie qui toucherait les autres régimes de la confédération du flan sud de la mer méditerranée. Ce n'est pas la révolution, c'est une contestation forte qui a pour revendication la vie en dignité mais en plus un message de fierté destiné aux populations du monde entier...

Dans l'histoire de l'humanité, beaucoup de sang avait coulé lors des révolutions populaires,elles avaient payé cher leur liberté mais avaient finit surtout par s'être usurpé comme était le cas de la révolution française avec Napoléon Bonaparte qui devint empereur de France après avoir décapité les différents gouvernements qui se sont succédés après le 14 Juillet 1789, le régime de Khomeyni a aussi succédé à une révolution qui instaura une dictature et qui a sauvagement lynché les restes d'un régime monarque du Shah d'Iran... et j'en passe... Ne soyons donc pas dupes parce que notre avenir est encore incertain surtout que l'on parle déjà de dés jetés et l'on nous souffle par ci et par là de la révolution des jasmins et d'un printemps radieux...

Or, ce mouvement est resté formellement contestataire. Il a touché le sommet du gouvernement. Il s'était amplifié grâce à la position ferme de la centrale syndicale l'UGTT qui s'était occupée à couper la tête, certes, mais qui se trouvera tôt ou tard dans l'impossibilité de tordre le poisson par sa queue par la même occasion, parce que ce remue ménage furtif ne délectera point la fin d'un régime endurcit par le temps tant que la révolte ne démarrera pas. Alors, est ce une révolution du jasmin, de la dignité, de la fierté, de la liberté... Nous avons entendu beaucoup de noms attribués à cette contestation nationale mais nous avons surtout entendu des revendications salariales et syndicales. Et, comme les revendications suivent des actes, des PDG et des directeurs ont été livrés à la police, des magistrats ont été virés de leur tribune et s'est ensuite instauré une vindicte populaire symbolisée par une manœuvre de nettoyage des responsables accusés d'avoir usé de leur prérogatives pour licencier, mettre au frigo, bloquer des primes et des salaires... Ce n'est pas une révolution que nous vivons, n'en soyons pas dupes, c'est simplement des revendications syndicales.

Ce mouvement contestataire s'était amplifié grâce à internet, facebook, téléphone GSM... Peut être c'est vrai, mais, c'est surtout l'attitude de tout un peuple qui a sur le dos des blessures latentes, opprimé et affamé qui a bouleversé la donne. N'en soyons pas dupes. Ces jeunes scandaient dans les rues des slogans hostiles au pouvoir en place en se filmant ses propres scènes mais nous avons vu aussi des personnes âgées mal lettrées brandir des revendications simplement syndicales, pour la survit et la dignité.

Cette contestation sociale était déjà en veilleuse il ne lui manquait qu'une étincelle pour l'allumer, Mohamed Bouazizi l'a fait, en immolant son corps par le feu.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

L'auteur devrait commencer par corriger ses multiples fautes de français avant de revoir ses capacités de compréhension et de lecture des évènements en ne voyant que revendications syndicales et salariales à la place rejet de l'autoritarisme et de l'exploitation éhontée de toures les couches sociales au profit d'une famille -et même pas d'une oligarchie ou d'une élite-.Le trop plein et la frustration ressentie durant des décennies ne peuvent pas empêcher des excès ou des débordements.On retient notre souffle et on espère que tout finira par aboutir à une véritable démocratie et une réussite économique. la nation est composite mais suffisamment instruite et intelliigente pour s'autodétruire.Alors soyons plutôt optimiste que des oiseaux de mauvaise augure