jeudi 24 février 2011

Conférence de Presse de William J. Burn en Tunisie


Le Sous-secrétaire d'État adjoint US chargé des affaires politiques William J. Burns, a tenu une conférence de presse aujourd'hui 24 Février 2011, au siège de l'ambassade des États unis d'Amérique ou il a exprimé que la Tunisie vit en ce moment un tournant historique depuis le 14 Janvier 2011. Il a souligné que la révolution dite "de la dignité" est devenue pour toute la région une source d'inspiration, ou mieux encore, une opportunité ouverte à toutes les populations en vue d'instaurer des démocraties dans leur pays, d'autant plus que depuis cette date, personne n'oubliera que ces révolutions ont été dirigées initialement par des tunisiens.
D'autre part, Monsieur Burns a souligné que son pays est actuellement entrain de travailler avec ses amis européens afin d'offrir l'assistance nécessaire à tous ces pays dans le but d'aboutir à une stabilité grace à laquelle se génèrera automatiquement des profits pour le bien de toute les populations de la région et c'est à cet effet qu'une mission d'hommes d'affaires américains sera atterrira en Tunisie le mois prochain.
Monsieur le Sous-secrétaire d'État adjoint US chargé des affaires politiques a tenu enfin à souligner qu'il restera persuadé que la Tunisie retrouvera sa place dans l'échiquier international comme il y a plus de cinquante ans.
En répondant aux questions des journalistes présents à cette conférence,Monsieur Burns a largement insisté sur les acquis sociaux économiques de la Tunisie, autant dans sa main d'oeuvre qualifiée que dans les droits accordés à la femme tunisienne; il a ensuite recommandé le gouvernement provisoire de moderniser l'économie et surtout estimé le rôle primordial des entreprises privées dans cette modernisation souhaitant voir ces défis se réaliser à très court terme.

lundi 21 février 2011

Mc Cain et Lieberman soutiennent la révolution tunisienne


Les sénateurs américains ont donné ce Lundi 21 Février 2011 une conférence de presse à l'ambassade U.S à Tunis après avoir passé 3 jours au cours desquels ils ont rencontré le premier ministre Mohamed Ghannouchi, des journalistes ainsi que des représentant...s de la société civile et politique tunisiens. Les sénateurs, au cours de cette première visite après le 14 Janvier 2011, ont exprimé leur soutien total à la révolution tunisienne la qualifiant d'historique ainsi que leur souhait d'aider les protagonistes de cette révolution, la classe moyenne diplômée, à travers une assistance américaine bien étudiée. Le sénateur Mc Cain a évoqué dans ce contexte qu'une assistance américaine économique et militaire est possible surtout que la Tunisie est en voie vers des élections libres et transparentes qui aboutiront à une démocratie réelle. Mc Cain a soulevé aussi l'ovation du congres américain par suite du soutien du Président Obama à la révolution Tunisienne et a salué les efforts des militaires tunisiens qui ont refusé de tirer à balles réelles sur la populations tunisienne saluant aussi les 150 militaires Libyens qui se sont désolidarisés des ordres de Kaddhafi Dimanche dernier. Mc Cain a enfin dit:" Je vais aux USA pour demander aux américains d'investir en Tunisie, que le l'environnement est sécurisé et de venir passer quelques jours en qualité de touriste". Concernant une question de la radio Mosaique Fm, l'ambassadeur Gordon Gray a nié le soutien des USA à Ben Ali au cours des élections de 2009 et a insisté que Obama n'a jamais envoyé de message de félicitations au président déchu. Sur une question d'un autre journaliste sur la possibilité que l'ex ministre des affaires étrangères Kamel Morjane puisse être le poulain U.S des prochaines présidentielles tunisienne, le sénateur Mc Cain a explicitement répondu que les USA ne soutiennent aucun candidat mais seulement la voie des urnes sera la conséquente.

mardi 1 février 2011

Tunisie: La révolution se tranforme en suites de revendications

Le mouvement contestataire tunisien a sommé toutes les dictatures du bassin méditerranéen, en démarrant de la ville de Redeyef il y a deux ans puis à Sidi Bouzid et Kasserine il y a un mois pour finir par un rassemblement pacifique de quelques milliers de citoyens sur la capitale à Tunis le 14 Janvier 2011. Aujourd'hui on parle d'une épidémie qui toucherait les autres régimes de la confédération du flan sud de la mer méditerranée. Ce n'est pas la révolution, c'est une contestation forte qui a pour revendication la vie en dignité mais en plus un message de fierté destiné aux populations du monde entier...

Dans l'histoire de l'humanité, beaucoup de sang avait coulé lors des révolutions populaires,elles avaient payé cher leur liberté mais avaient finit surtout par s'être usurpé comme était le cas de la révolution française avec Napoléon Bonaparte qui devint empereur de France après avoir décapité les différents gouvernements qui se sont succédés après le 14 Juillet 1789, le régime de Khomeyni a aussi succédé à une révolution qui instaura une dictature et qui a sauvagement lynché les restes d'un régime monarque du Shah d'Iran... et j'en passe... Ne soyons donc pas dupes parce que notre avenir est encore incertain surtout que l'on parle déjà de dés jetés et l'on nous souffle par ci et par là de la révolution des jasmins et d'un printemps radieux...

Or, ce mouvement est resté formellement contestataire. Il a touché le sommet du gouvernement. Il s'était amplifié grâce à la position ferme de la centrale syndicale l'UGTT qui s'était occupée à couper la tête, certes, mais qui se trouvera tôt ou tard dans l'impossibilité de tordre le poisson par sa queue par la même occasion, parce que ce remue ménage furtif ne délectera point la fin d'un régime endurcit par le temps tant que la révolte ne démarrera pas. Alors, est ce une révolution du jasmin, de la dignité, de la fierté, de la liberté... Nous avons entendu beaucoup de noms attribués à cette contestation nationale mais nous avons surtout entendu des revendications salariales et syndicales. Et, comme les revendications suivent des actes, des PDG et des directeurs ont été livrés à la police, des magistrats ont été virés de leur tribune et s'est ensuite instauré une vindicte populaire symbolisée par une manœuvre de nettoyage des responsables accusés d'avoir usé de leur prérogatives pour licencier, mettre au frigo, bloquer des primes et des salaires... Ce n'est pas une révolution que nous vivons, n'en soyons pas dupes, c'est simplement des revendications syndicales.

Ce mouvement contestataire s'était amplifié grâce à internet, facebook, téléphone GSM... Peut être c'est vrai, mais, c'est surtout l'attitude de tout un peuple qui a sur le dos des blessures latentes, opprimé et affamé qui a bouleversé la donne. N'en soyons pas dupes. Ces jeunes scandaient dans les rues des slogans hostiles au pouvoir en place en se filmant ses propres scènes mais nous avons vu aussi des personnes âgées mal lettrées brandir des revendications simplement syndicales, pour la survit et la dignité.

Cette contestation sociale était déjà en veilleuse il ne lui manquait qu'une étincelle pour l'allumer, Mohamed Bouazizi l'a fait, en immolant son corps par le feu.